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LA  PAGODE  AU  PILIER  UNIQUE ( CHUA  MOT  COT )
 
Sa visite est incluse dans celle du mausolée de Ho Chi Minh.
Pour la tradition, le roi Ly Thai To n’ayant pas d ‘enfant mâle, vit en songe la déesse Quan Am assise sur un lotus qui lui tendait un jeune garçon. Il épousa une jeune paysanne entrevue dans un jardin et eu un héritier. Pour remercier la déesse, il fit élever ce pagodon. Pour l’histoire, cet élégant pagodon carré de 3 m sur 3 fût construit pour la première fois en 1049 et, dans l’esprit de l’architecte, devait suggérer l’image d’un lotus. Il fût reconstruit plusieurs fois. Le pilier initial fût remplacé d’abord par un pilier de pierre brute. Malheureusement, une dernière restauration bâclée en 1958 a fait remplacer celui-ci par un autre, cette fois en maçonnerie peu esthétique de 1,25 m de diamètre.
  
 
LA PAGODE DU LAC DE L ‘OUEST ( LA PAGODE DE TRAN QUOC )
Ho Tay, le lac de l’ouest est le vestige d’un ancien lit du Fleuve Rouge qui recouvre 583 hectares. Avec plus de douze kilomètres de pourtour, c ‘est le plus grand des sept lacs qui subsistent à Hanoi. Selon une légende, c’était l’emplacement d’un massif boisé qui servait de repaire à un renard à neuf queues ; ce monstre malfaisant fut noyé par le roi Dragon qui, en déchaînant les flots, creusa le lac. Après s’être appelé le lac des Pluies, puis l’Etang aux flots tourmentés, il prit le nom moins imaginatif de lac de l’Ouest.
Sur ses bords s’élève la plus belle pagode de Hanoi, mais aussi la plus ancienne, Tran Quoc. Elle fût d’abord construite au VIe siècle (sous le roi Ly Nam De) sur la rive même du fleuve. Sous le nom de Khai Quoc (Fondation de la Patrie), c’était alors un monastère qui formait les moines supérieurs de la Cour. Au début du XVIIe siècle, lorsque la rive du fleuve se trouva trop menacée par l’érosion, la pagode fût reconstruite sur l’îlot du Poisson Rouge (Ca Vang) à l’emplacement d’un ancien palais d’été, comme en atteste une stèle de 1639. Elle prit alors le nom de Pagode de la Sauvegarde de la Patrie. Elle est typique des pagodes de cette époque, avec son architecture « Cong » (en forme de H renversé à l’intérieur) et «Quoc» ( en forme de carré à l’extérieur ) et témoigne de l’apogée de l’art de la sculpture sur bois qui se développa à partir du XIe siècle. Les artisans de l’époque travaillaient sur du bois de jacquier qu’ils laquaient et doraient.
A l’intérieur, nous trouvons les composantes typiques de pagodes tonkinoises de l’époque, avec le Bai Duong (salle de culte),  le Tam Bao (le sanctuaire) et deux galeries ou Thap Dien, mais aussi avec le mélange habituel des figures bouddhiques et taoïstes. Ainsi, dans la première salle, se dressent les deux inévitables Ho Phap, protecteurs de la loi bouddhique ; l’un symbolise la Méchanceté, l’autre la Sagesse.
Assimilés ici dans les croyances populaires aux protecteurs de la région, ils aidaient les âmes à passer l’examen pour accéder soit à l’enfer, soit au Ciel. On trouvera ensuite, dans les salles suivantes les statues classiques bouddhistes, dont un beau Bouddha dans le Nirvana, ainsi que l’autel de «Monsieur le Tigre», situé en dessous des saints bouddhistes, car il est le protecteur du Sol.
Après la prière, le fidèle va brûler ses offrandes en papier dans un petit four situé à l’extérieur.
Dans le petit cimetière, situé au nord du temple, sont enterrés les bonzes. On enterre d’abord les bonzes en pleine terre, puis au bout de trois ans on déterre les os, en prenant bien soin de ne pas perdre ( cela pourrait amener des malédictions sur la famille du défunt ), et on enterre ces os dans un stupa ( appelé «thap» ) à raison de quatre bonzes par stupa.
 
LE TEMPLE DE LA LITTERATURE  ( VAN MIEU )
Dans le Vietnam ancien, chaque chef-lieu de province était doté de ce type de temple, dont le nom le plus adéquat serait plutôt « temple des Humanités ». Il est aussi connu sous le nom de Giam (école), abréviation de Quoc Tu Giam ou Collège National. Ce temple, qui n’est donc pas seulement un temple, fut conçu à l’origine pour célébrer le culte de Confucius et des ses 72 principaux disciples. Maître Kung, comme on appelait aussi le grand Sage (551 – 479 avant J.C.) forma quelque 3 000 disciples à ces doctrines politiques et morales. Ce sont ces doctrines qui allaient régir les structures sociales et familiales du Vietnam féodal.
Ce temple fût érigé en 1070 sous le règne de Ly Thanh Tong. Six ans plus tard, fût ajouté le Collège, dont le but était probablement de contribuer « au renforcement du régime et à l’essor de la culture nationale » (Khoa Bang). A l’origine réservé à l’éducation des princes et des mandarins, le collège allait ouvrir ses portes au XVe siècle aux premiers et deuxièmes lauréats de province, même s’ils étaient de souche roturière. Au XVe siècle, il était en mesure d’accueillir 300 étudiants. L’enseignement original comprenait d’une part les quatre livres classiques : La Grande Etude, le Juste et Invariable Milieu, le Livre des enseignements de Confucius, les Ecrits de Mencius et d’autre part, les cinq Livres Canoniques: Le Livre de Poésie, le Livre d’Histoire, le Livre des Mutations, le Livre des Rituels et la Chronique de la Principauté de Lu. Les lettres et la Morale étaient des matières essentielles.
De grands mandarins, responsables de l’éducation, venaient assister aux séances mensuelles de commentaires littéraires. Les frais de ces séances littéraires étaient pris en charge par la population d’un certain nombre de villages des environs de la capitale, qui en échange se voyaient exonérer de tout impôt et corvée ; la population locale payait en outre pour avoir le droit d’élever des poissons dans les bassins du collège.
Aujourd’hui, ce complexe est devenu un musée sanctuaire.
Le plan de ce temple est fortement inspiré par celui du temple de Confucius, élevé à Kiu-Feou Hien, la ville natale du maître, mais ses dimensions sont beaucoup plus modestes, soit 350 m de longueur sur 70 de largeur.
La porte principale, faisant face au Sud, regardait autrefois «vers le lac de Ho Van, serti d’un îlot, où, à en croire les poèmes gravés sur une stèle, dix espèces végétales poussaient jusqu’au XVII e siècle : abricotiers, orangers, citronniers, grenadiers, saules, bambous d’agrément, pins, palissandres, sophoras et pivoines…». Comme le temple était blotti dans un bosquet de manguiers fréquenté abondamment par les corbeaux, les Français lui donnèrent le surnom de «Pagode des Corbeaux».
Le Van Mieu affecte la forme d’un vaste parallélogramme entouré de murs, et dont les cinq grandes cours sont séparées entre elles par des portiques ou des murs percés de portes.
Après avoir traversé deux cours dans lesquelles ne s’élève aucun bâtiment, un pavillon à deux étages, le Khue Van  Cac, édifié au début du XIXe siècle, permet d ‘accéder à la troisième cour. Il est dédié à la Constellation Khué, censée présider à la vie littéraire. Lors des concours de poésie, les candidats déclamaient leurs vers depuis le balcon du deuxième étage.
Le centre de la troisième cour est occupé par le Bassin de la Lumière Céleste, entouré de 82 stèles posées sur autant de tortues de pierre. «Chacune des ces stèles est consacrée à un concours de doctorat dont elle donne un bref compte-rendu en chinois classique, suivi de la liste des lauréats». Au total 1295 lauréats, et des stèles dont la plus vieille qui remonte à 1484 (le règne de Lé Thai Tong) commémore les doctorats depuis 1442 et la plus récente ceux de 1779 (le règne de Lé Hien Tong). En fait, il y avait à l’origine 117 stèles qui correspondaient aux 117 concours qui se déroulèrent sur trois siècles, mais certaines ont disparues.
La coutume des doctorats remonte en fait à 1075. Elle avait été instituée pour recruter les hauts fonctionnaires du gouvernement. La dynastie des Ly institua le Concours des Trois Religions (Tam Giao) – bouddhisme, taoïsme, confucianisme – pour recruter les prêtres de la Cour. Elle institua aussi le Thai Hoc Sinh, une sorte de doctorat réservé aux enfants des nobles et le Tien Si, le doctorat pour tous les lettrés. «Des hommes de talent pouvaient être nommés mandarins par la cour sur recommandation des autorités régionales, mais le recrutement par voie de concours se substitua à cette formule pour devenir l’usage général à partir des Lé. Pour pouvoir se présenter au doctorat, il fallait au préalable avoir été reçu au concours régional».
De part et d’autre de la cour, se trouve un petit édifice où, à chaque cérémonie en l’honneur de Confucius, on vient offrir des baguettes d’encens aux anciens docteurs.
Le portique «des bons résultats», doté à l’Est de la «Porte de l’Instrument de Jade» et à l’Ouest de la «Porte de Son métallique» nous fait pénétrer dans la quatrième cour où se trouve le temple proprement dit. Le précédant, de part et d’autre de la cour, s’élèvent deux bâtiments autrefois réservés aux disciples de Confucius, au nombre de 72, et divisés en disciples de l’Est (dans le Huu Vu) et disciples de l’Ouest (dans le Ta Vu). Ces deux bâtiments furent détruits par les français au début de la première guerre d’Indochine, mais restaurés en 1954.
Au fond de la cour, le Bai Duong, ou Maison des Cérémonies, est un bâtiment à neuf travées séparées par les colonnes en bois de fer. «Celles-ci soutiennent un toit de tuiles aux coins gracieusement recourbés, et orné sur le faîte de deux dragons symétriques tournés vers le disque lunaire…Là venaient officier les hauts dignitaires, deux fois par an, au deuxième et dixième mois lunaires, lors des sacrifices dits du Printemps et de l’Automne, au nom du roi et en l’honneur de Confucius et de ses éminents disciples».
Le Bai Duong est jumelé avec le sanctuaire de la Grande Réussite (Dai Thanh), situé immédiatement derrière. Ici, se trouvait l’autel à Confucius, ainsi que de ses principaux disciples. L’autel de Confucius était occupé par sa statue en bois laquée. Aujourd’hui, on y voit les tablettes de Confucius et de ses disciples. On remarquera les statues de hérons tenant dans leur bec une perle. Cela symbolise la persévérance dans l’étude.
La cinquième et dernière cour était occupée par une salle dédiée aux parents de Confucius (toujours ce culte des Ancêtres) et à ses disciples principaux. Elle fut édifiée au début du XIXe siècle pour remplacer l’ancien Collège National, dont les bâtiments occupaient cette cour. Cette partie a été détruite par les bombardements de 1954. Le collège lui-même avait été transféré à Hué en 1802, lorsque Gia Long monta sur le trône. 
 
LE LAC DE TRUC BACH ET LE TEMPLE DE QUAN THANH
Le lac de Truc Bach est une partie du lac de l’Ouest, séparé par une digue élevée par les hommes. Au XVIIIe siècle, le seigneur Trinh fit construire dans les parages un Palais d’Eté, devenu un harem pour détenir les odalisques coupables. Celles-ci tissaient une très belle soie blanche (bach), souvenir conservé dans le nom de cet endroit. Quant à l’autre partie du nom, il tient au fait qu’on plantait autrefois, en bord de lac, des bambous d’ivoire (truc) pour les fabrications de stores.
Le charmant temple de Quan Thanh (ou Tran Vo) est situé dans un parc ombragé de grands manguiers. Baptisé à tort par les Français la Pagode du Grand Bouddha, ce temple est en fait dédié à Tran Vo, le Génie gardien du Nord, crédité d’avoir aidé le roi An Duong à détruire les mauvais esprits et les démons qui harcelaient le roi lors de la construction de l’ancienne capitale de Co Loa. Deux principales légendes sont attachées à ce temple. L’une d’elle fait de Tran Vo le dragon qui captura le renard à neuf queues dont on parle dans la légende pour expliquer la création du lac de l’Ouest. L’autre est celle du buffle d’or: le moine Khong Minh Khong d’une stature prodigieuse. Le roi Ly de l’époque lui demanda de se rendre à la Cour chinoise pour ramener du «cuivre noir»  bronze. Là , ayant réussi à guérir le prince héritier des Song, il reçut comme récompense le droit de choisir dans le trésor impérial tout ce qui lui était possible d’emporter dans sa sacoche. Mais, comme sa sacoche était magique, il put prendre tous les objets qu’il voulait et s’enfuir au Vietnam, poursuivi par les troupes chinoises. Arrivé sur les bords du grand fleuve, il mit à l’eau son chapeau conique magique, y plaça sa pochette et traversa le fleuve en poussant le chapeau. Avec le métal chinois, il coula une tour à neuf étages et une cloche dont le son se propageait jusqu’en Chine. Le cuivre noir étant la mère de l’or, le buffle d’or détenu par les Chinois, croyant entendre l’appel de sa mère, se précipita vers le Vietnam où ses piétinements impatients creusèrent le lac de l’Ouest. C’est Tran Vo qui se débarrassa de la cloche en la lançant dans le lac».
Dans une grande salle du temple, le génie lui-même représenté par une statue de bronze de quatre tonnes et 3,72 m de haut, qui aurait été fondue en Chine en 1677, ce qui nous rapproche de notre deuxième légende. La statue est montée sur un socle de schiste du XIX e siècle. Le Génie, dont les cheveux longs tombent sur les épaules, est coiffé de trois capuchons de soie et vêtu de trois tuniques: «la première en drap jaune a été offerte par le roi Minh Mang, la seconde en soie jaune par le roi Thieu Tri , et la troisième en satin jaune impérial par le Vice-roi du Tonkin (Kinh Luoc)».
On peut admirer d’autres bonzes du XVIIe siècle, ainsi que d’intéressantes sculptures sur bois de jacquier. Le plafond est couvert de panneaux de bois laqués et peints qui représentent les principes du Yin et du Yang, les nuages et les quatre animaux symboliques : le Dragon, le Phénix, la Tortue, la Licorne.
Parmi les autres statues du temple on peut observer un héron monté sur une tortue, un thème assez fréquent dans les temples. Il symbolise l’entraide.
 
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